8 ans de Venture Capital dans l’environnement : où en est-on aujourd’hui ?

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Le fonds Ecotechnologies fait partie des plus importants fonds européens dédiés au financement des technologies innovantes dans le domaine de l’environnement. Huit ans après sa création, les investissements réalisés par l’équipe de gestion se retrouvent plus que jamais au cœur de l’actualité. Gilles Schang, directeur adjoint du pôle Ecotechnologies de Bpifrance Investissement revient sur l’histoire et la vision de l’équipe.

 

Photo : Red Zeppelin via Unsplash

1. Un bon momentum pour les deals cleantech  

 

En quelques semaines, quatre des entreprises de notre portefeuille se sont retrouvées sous les feux des projecteurs, démontrant une véritable accélération des investissements autour des « Ecotechnologies ». Il s’agit de :

  • Aledia, qui développe une nouvelle génération de microLEDs, avec la clôture de sa levée de fonds en série D (80 millions d’euros),
  • Ynsect, qui a levé un total de 316 millions d’euros pour financer sa première usine, dans les Hauts-de-France,
  • Getaround (ex-Drivy en France), avec une levée de 140 millions de dollars, malgré un contexte difficile pour la mobilité,
  • McPhy Technology, boostée par les annonces gouvernementales autour de l’hydrogène, qui a réalisé une augmentation de capital de 180 millions d’euros en un temps record.

 

Ces participations, dont certaines remontent au tout début du fonds, comme McPhy Technology dans laquelle nous avons investis fin 2012, étaient loin d’être des paris évidents. C’est le propre du capital risque. D’ailleurs, avec ces succès en termes de levées de fonds, nos participations sont prêtes à relever leurs challenges industriels à venir : le métier d’investisseur – et a fortiori dans le secteur encore émergent des technologies liées à l’environnement – nécessite d’être patient.

 

Ces quatre exemples de startups, dans des domaines bien différents (énergies, mobilité durable et agriculture), illustrent non seulement notre statut d’investisseur de conviction(s), mais aussi celui d’investisseur de long terme, dans la lignée de la vision définie dès la création du fonds Ecotechnologies, en juin 2012.

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2. La genèse du fonds Écotechnologies

 

Il convient d’ailleurs de faire un peu d’histoire : le fonds Ecotechnologies a vu le jour en 2012 dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir mis en place par l’État en 2010 pour financer des investissements innovants et prometteurs sur le territoire, et permettre ainsi à la France d’augmenter son potentiel de croissance et d’emplois. A l’époque le constat était clair : les enjeux de la transition environnementale nécessitaient la création d’un acteur capable de catalyser l’émergence en France d’un écosystème de startups développant des technologies liées à l’environnement.

 

La mission fixée à l’équipe de gestion était donc d’investir directement dans des entreprises prometteuses du secteur de l’environnement, aux côtés de fonds privés corporate ou financiers. Initialement doté de 150 millions d’euros, le fonds Ecotechnologies a été doté par le PIA de 75 millions additionnels en 2018.

 

3. Un sujet d’avenir pour le Venture Capital

 

Huit ans plus tard, les récentes opérations illustrent les progrès colossaux du Venture Capital dans l’environnement qui attire davantage les investisseurs, même si la structuration de ce marché est encore loin d’être achevée. En effet, à la différence d’un secteur comme celui du digital, les sociétés du secteur nécessitent souvent beaucoup de capital et de temps afin de développer des technologies matures. Aussi, elles ont souvent besoin d’investisseurs de long terme, capables de financer des outils, des machines et des usines.

 

De plus, historiquement le secteur a manqué de modèles de valorisation et de développement auxquels les investisseurs peuvent se référer, mais les premières “success-story” apparaissent aujourd’hui ce qui contribue à susciter un effet d’entrainement !

 

Enfin, à la faveur des levées de fonds de plus en plus conséquentes et de la montée en puissance de la thématique écologique, le marché suscite un intérêt croissant. Des fonds privés à dominante environnementale sont apparus en France, tandis que des fonds généralistes ou corporates se positionnent sur certaines verticales liées à l’écologie, comme la mobilité ou l’énergie. Il ne faut pas non plus oublier les fonds internationaux, qui sont très actifs en France : les sociétés telles qu’Ynsect, Aledia ou Vulog attirent les investisseurs internationaux, ce qui constitue un atout fort dans l’accélération de leur développement !

 

Les “ecotechs” sont désormais un facteur d’attractivité pour notre pays : on ne peut que s’en réjouir !

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